Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Le corridor

Un accrochage collectif, retour sur les artistes présents à Art Paris Art Fair, à la galerie Maeght, Paris

En attendant d'ouvrir l'exposition de Kirstie Macleod, la galerie Maeght a exposé les artistes de la galerie, présentés au célèbre salon Art Paris Art Fair 2013. L'accrochage collectif permet de découvrir le travail d'artistes d'horizons bien différents. Des œuvres entre figuration et abstraction font face à des peintures plus abstraites. D'autres sont plus conceptuelles et poétiques.

Dans la première salle, on peut encore apprécier une des toiles de Ra'anan Levy, artiste qui exposait à la galerie jusqu'au 16 avril. Cette œuvre entre en contraste frappant avec celles rouge vif de Marco Del Re. Les très grands monotypes de cet artiste d'origine italienne sont des échos à l'antique et font référence à l'œuvre des peintres de la modernité comme Matisse. Face à ses personnages dessinés de trait noir, on peut apprécier les peintures de Jean Capdeville. Il peut être rattaché au mouvement de l'abstraction lyrique et du tachisme. Les deux toiles présentées amènent notre regard à plonger dans un paysage abstrait et poétique.

Dans la deuxième salle, les aquarelles de Luc Doerflinger et de Cécile Granier de Cassagnac se répondent : Elles révèlent une certaine étrangeté et une poésie entre beauté et aspect dérangeant. Dans l'art de Cécile Granier de Cassagnac, jeune diplômée des Beaux-arts, des tâches colorées laissent apparaitre des animaux, des végétaux et d'autres éléments hybrides. Les images produites relèvent d'une fascination pour la croissance, le lien et les métamorphoses. Une poésie et une histoire à inventer se dégagent de la série d'aquarelles présentées. Les aquarelles de Luc Doerflinger évoquent un monde entre le réel et l'onirique. Ses personnages sont entre l'animalité et une sorte d'enfance encore innocente. Face à ses œuvres, nous nous interrogeons sur des liens possibles entre notre humanité et notre animalité. Nous pouvons rêver d'un monde autre où l'animal est sensible et poétique. La présentation groupée de ses aquarelles rappelle l'intérêt de l'artiste pour la scénographie.

Les œuvres de Patrick Depin amènent elles, un autre regard sur l'objet et plus particulièrement sur la tasse à café. Cet objet du quotidien est transformé en une nouvelle poésie du multiple. La "forme-tasse" construite à partir de pages de journaux ou de plans de ville devient un motif formel et culturel. Ses œuvres interrogent le réel par une manière détournée et permettent à l'esprit de s'évader. Patrick Depin a une démarche artistique mêlée d'une réflexion philosophique.

Cet accrochage collectif des artistes de la galerie est à découvrir jusqu'au 15 mai

Site officiel de la galerie Maeght, Paris

Commenter cet article