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Publié par Pauline Lisowski

L'exposition "Paysage à la figure absente" propose de découvrir les multiples visions d'artistes contemporains autour de la question du paysage. Le paysage est toujours le sujet des artistes, mais aujourd'hui, il offre de nouvelles perspectives de représentation, d'évocation et de transposition. Il est vu à vol d'oiseau, cartographié, peint, dessiné. Parfois, les artistes l'évoquent par des éléments de la nature, d'autres expérimentent des petites sculptures. La vision du paysage et du territoire s'est élargie au point où la figuration de celui-ci disparaît presque au profit de l'abstraction, de la matière naturelle ou juste des traces dessinées, comme de mémoire.

DSC01291.JPGMarinette Cueco oeuvre avec les éléments naturels, tresse, assemble des tableaux végétaux. Dans l'exposition, on peut plonger notre regard dans un ensemble de tapis végétaux au sol. On découvre également certains tressages avec lesquels l'artiste noue une relation quasi intime avec son matériau. Sebastien Lemporte lui, a priviligié le thème de l'eau. Il a conçu une installation de son et lumière qui nous fait voyager dans un univers naturel. Les pièces de Sylvie de Meurville évoquent un paysage froissé, miniature. Ses petites maquettes en papier semblent livrer des paysages à la fois topographiques et imaginaires, suspendus comme en lévitation. Changement de technique avec Henri Cueco qui a réalisé une série de petites peintures intitulées fragments. Sur celles-ci, il représente un paysage fragmenté, comme troué qui nous laisse rêver la suite. Les oeuvres de Stéphane Guenier sont un mélange de graphisme, de corps, de végétaux comme installés de mémoire dans un territoire parcouru. Les peintures de Fadia Haddad révèlent un paysage invisible ou bien des strates des couches de matières... Mathilde Guillemot se sert de la carte marine pour nous montrer un paysage imaginaire, fragmenté mais aussi fragile. Les vides entre les fragments cartographiques laissent à penser une dégradation d'un territoire mais aussi des arrêts entre des traversées. C'est un tout autre point de vue paysager qu'utilise Bernadette Tintaud dans ses photographies. Celles-ci figent un sol, une surface terrestre travaillée par le temps et par l'homme. La terre et les champs impriment sur la photo un graphisme, une empreinte. La lithographie de Vincent Mauger nous fait divaguer et nous perdre dans un entrelacs de lignes qui fait du paysage un véritable labyrinthe.

Cette exposition présente donc le paysage sous des formes variées, sous différents points de vue. Les artistes présents se sont emparés de ce sujet en montrant comment sa définition est large et invite un grand nombre d'imaginaires et de représentations.

Le commissaire de l'exposition est l'historien de l'art Itzhak Goldberg.

Samedi 16 février à 17h30, celui-ci sera présent et donnera une conférence sur le paysage et l'art contemporain.

Une exposition à découvrir absolument jusqu'au 23 février

à la galerie UNIVER, Paris

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