Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Pauline Lisowski

Située place des Vosges, la maison de Victor Hugo abrite une collection des dessins et lavis de l'écrivain.

Cet hiver, nous pouvons apprécier une relecture de son oeuvre peinte par l'artiste autrichien Arnulf Rainer. Celui-ci pratique la "surpeinture" : peinture sur des reproductions d'oeuvres existantes. Parmis les artistes qui l'ont inspiré, Victor Hugo occupe une place importante. Ceci n'est pas étonnant car les dessins à l'encre et au lavis de Victor Hugo suscitent la rêverie. Ses paysages révèlent une intensité mystérieuse grâce au noir très présent et font naître une abstraction. Rainer se réapproprie les oeuvres de Victor Hugo avec l'expression d'une ligne, presque calligraphique. Il recouvre l'oeuvre référence tout en la révèlant. Sa correspondance avec l'oeuvre de Hugo est flagrante dans sa manière d'aborder la ligne et la couleur. l'accrochage des oeuvres de Hugo à côté de celles de Rainer permet d'autant plus de comprendre la relation qui lie ces deux artistes. Parmis les thèmes abordés par le poète, on peut remarquer le paysage de la ville, l'architecture, les marines avec notamment son illustration pour son livre Les Travailleurs de la mer, les paysages peuplés d'arbres, en autre.

Mais Rainer s'est aussi inspiré des oeuvres de Corot et de Friedrich. Il recouvre les paysages de Corot d'un enchevêtrement de lignes tandis qu'il travaille une image kitch à partir des peintures de Friedrich. Il recouvre ainsi l'image source jusqu'à sa quasi disparition. En bon iconoclaste, Rainer s'est également approprié l'oeuvre d'Odilon Rodon et de Rembrandt.

Cette exposition permet donc de découvrir sous un regard nouveau l'oeuvre du poète qui se désignait comme un "peintre malgré lui". Elle permet aussi d'apprécier le caractère visionnaire de Victor Hugo, qui se voit très bien dans son oeuvre peinte. En effet, il peut être considéré comme précurseur de l'abstraction.

Un exposition à voir absolument à la maison de Victor Hugo, Paris

Jusqu'au 15 janvier 2012.

Commenter cet article