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Publié par Pauline Lisowski

DSC01209.JPGEncore quelques jours pour découvrir cette exposition qui regroupe des artistes sous le thème de la géographie. Les oeuvres nous font voir le monde de la cartographie et du paysage d'une façon détournée. Ils déconstruisent nos référents géographiques et les outils habituels pour se repérer dans l'espace. Les globes, les plans, les cartes et autres outils pour symboliser notre position dans le territoire, pour montrer la terre dans sa globalité sont devenus des oeuvres d'art qui ont pour but de faire naître notre imaginaire. Autrement dit, les usages que l'on en fait habituellement se trouvent déviés.

Leïla Brett et Yann Lestrat déconstruisent les marquent qui constituent nos repères de positionnement. Un papier milimétré est devenu quasi-monochromme, Leila Brett y a recouvert chaque petit carré de blanc. Yann Lestrat a détourné lui un niveau à bulle. Tami Notsani se plait à tromper notre regard grâce à la photographie. Jennifer Brial s'est intéressé à la projection cartographique et en a fait un tableau géométrique à base de triangles. Avec "Le Monde épinglé" , elle s'attaque à un globe terrestre où nos repères s'effacent au profit d'une sphère piquée de tout côté. Pierre-Guillaume Clos propose lui, de petits objets à manipuler, la référence à la mesure ne se trouve plus que dans la forme. Anne-Charlotte Depincé s'est elle intéressée aux cartes postales, au voyage donc. Suzy Lelièvre et Laurent Mareschal ont détourné les outils de mesure et de repérage. Le mètre étalon est transformé, découpé. Mais nous sommes aussi invités à participer à une oeuvre en inscrivant nous-même notre itinéraire sur un plan de Paris. Ce plan de Paris est reproduit par Laurent Mareschal, formant un papier peint.

Chaque artiste montre que la notion d'espace est devenue floue. D'ailleurs, on sait bien comment les outils de mesure de l'espace se sont multipliés. Les oeuvres présentées sont toutes des propositions où notre imaginaire se voit confronté à une perte des repères. Nous pouvons envisager ainsi les outils cartographiques comme de simples objets vecteurs d'images et de poésie. L'homme a toujours cherché à se répérer dans l'espace, à marquer son territoire, ces artistes nous dévoilent donc d'autres manières de penser l'inscription sur une carte, dans le paysage.

Une exposition à découvrir absolument jusqu'au 22 décembre

Galerie Marie Cini, Paris

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