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Publié par Pauline Lisowski

Luis Carlos Tovar redonne la voie et les voix aux migrants. Suite à une première série de photographies réalisées en collaboration avec un groupe de réfugiés subsahariens, afghans et palestiniens rencontrés en 2015 autour d’expériences intimes à la résidence au musée du Quai Branly en 2018, son projet Cartographies of Escape prend une nouvelle dimension ici avec d’autres éléments, traces d’une exploration.

Dans ses œuvres se dévoile la cartographie des trajets où se révèlent espoir et danger. La ligne est passage et frontière, tracé d’un itinéraire qui marque la vie de chaque individu. Cette exposition présente le résultat d’autres rencontres durant sa résidence à la Cité internationale des arts.

Ses nouvelles pièces témoignent d’une archéologie des lieux et contiennent en elles la mémoire de traversées de nombreuses personnes. Sur une table, l’artiste présente Inventarios, pierres, cartes, os, sortes de vestiges pris d’une fouille d’un territoire. Ses Poquet Maps sur lesquelles se trouvent une empreinte et un dessin d’un trajet reflètent l’identité d’un individu. Des gravures donnent un caractère précieux à des objets trouvés. Empreintes et tracés de chemins constituent ensemble les voies que nous prenons et qui marquent notre corps.

Des os assemblés composent une échelle miniature, symbole d’une tentative d’évasion.

EscalaDibond, un ensemble de bois rayés rappellent des éléments qui permettent de sonder le sol. Ils suggèrent également des marquages de terrain.

Une installation sonore nous invite à écouter les profondeurs d’un territoire, ce qui serait conservé à l’intérieur des pierres. En vis-à-vis des photographies renvoient à un site archéologique. Les oeuvres de l'artiste nous incitent à établir nous même les liens entre elles.

Luis Carlos Tovar nous parle de ces hommes qui tentent de fuir dans l’espoir d’une vie meilleure et qui laissent des traces de leur passage, traces bien souvent oubliées ou recouvertes. L’artiste sonde le sol, œuvre aux côtés de personnes dans différents contextes pour les inviter à se libérer par la pratique cartographique.

Une exposition à découvrir jusqu'au 30 juin à la petite galerie de la cité internationale des arts,

Le syndrome d’Ulysse : révéler les trajets et les traces des migrants, exposition de Luis Carlos Tovar
Le syndrome d’Ulysse : révéler les trajets et les traces des migrants, exposition de Luis Carlos Tovar
Le syndrome d’Ulysse : révéler les trajets et les traces des migrants, exposition de Luis Carlos Tovar

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DE BIASI Sylvie 27/06/2019 13:50

Très intéressant ! Merci