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Publié par Pauline Lisowski

Clémence Van Lunen expérimente le médium de la brique creuse et joue avec pour composer ses sculptures. Chaque voyage l’amène à découvrir d’autres matériaux et d’autres formes. Lors de son exposition « About bricks & flowers », à la galerie Polaris, en 2015, elle présentait des sculptures de fleurs de briques. Elle précise « J’ai travaillé à partir de briques creuses. Ces briques possèdent une architecture intérieure ; je les coupe, les colle, les assemble. Je joue avec les vides et pleins, les différentes découpes industrielles et leurs rythmes. »[1] Ses bouquets de fleurs naissent de la métamorphose de la brique. Elle s’intéresse à son architecture intérieure et joue avec les pleins, les vides et les diverses découpes que permet ce matériau. L’artiste déploie ainsi une énergie à sculpter de nouvelles plantes, qui appellent au merveilleux et à une certaine étrangeté.

Pour sa cinquième exposition personnelle à la galerie Polaris, Clémence Van Lunen a installé un ensemble nouvelles sculptures, « vivantes », cactus et autres espèces de succulentes, teintées d’un certain humour, qui dialoguent avec l’espace. À la fois organiques et architecturales, elles présentent une tension entre régularité, rigidité et fluidité. Des couleurs vives amènent une perturbation et un éclat de lumière à ses pièces. Elles créent également l’impression de la vie, la possibilité d’une croissance et d’une fanaison. La brique disparaît presque pour donner naissance à des plantes qui semblent se libérer de leur pot.

L’artiste fait référence aussi bien à l’art des jardins qu’aux arts décoratifs. Ses pièces convoquent plus les cultures issues de différentes régions que la nature. Alignées sur une longue estrade, ses sculptures suggèrent des plantes telles qu’on les verrait dans une serre. Tels des êtres hybrides, elles invitent à s’interroger sur leur potentielle transformation.

Ainsi, Clémence Van Lunen invite le spectateur à découvrir les potentialités de son matériau. La brique devient corps, organisme vivant… La limite entre le pot et la plante s’efface.

Une exposition à découvrir jusqu'au 23 février à la galerie Polaris

 


[1] Entretien avec Bernard Utudjian, galeriste de la galerie Polaris, 2016

 
copyright : galerie Polaris

copyright : galerie Polaris

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