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Publié par Pauline Lisowski

Keita Mori utilise le fil comme un outil de dessin, il tisse des lignes et compose des espaces imaginaires qui s'entremêlent... Des perspectives se combinent et incitent le visiteur à se promener et à explorer le lieu, à contempler tous les recoins.

Après son exposition au Drawing Lab, où il avait conçu une œuvre in situ, la galerie Catherine Putman lui offre carte blanche pour une première exposition personnelle. D'un geste de tracé, du hasard, il déploie ses fils, de soie ou de coton ; de ses tracés apparaissent des architectures en suspens, des perspectives, un réseau de lignes qui conduisent vers une infinité de possibles espaces, labyrinthiques. Avec toujours l’intention d'expérimenter, d'explorer de nouveaux matériaux et de complexifier son dessin dans l'espace, Keita Mori utilise également des fils de cuivre et d'argent.

En parallèle, Keita Mori présente de nouveaux dessins dans lesquels il expérimente un travail de collage de photo de détails de bâtiments modernistes. Les fils traversent ces matières, dessinent des structures, des volumes, des formes... Ces structures filaires jouent sur l’éclatement et la combinaison, l’emboîtement d’espaces. Un rythme visuel se crée et le spectateur est invité à plonger son regard dans un espace qui n'en finit plus.

Le titre de l’exposition « Templates », anglicisme informatique qui signifie gabarits ou modèles, a été choisi par l’artiste à la suite de « Bug report », titre générique de la majorité de ses œuvres. Il fait écho au résultat de l’éclatement des réseaux virtuels et suggère celui des espaces et des architectures de la société urbaine moderne. Ce processus qui génère des hasards, des erreurs, des perturbations l'intéresse pour tout ce qu'il peut produire comme formes et excroissances dans l’espace.

Ses nouveaux dessins sous cadres intégrés dans l’installation ajoutent de nouvelles connexions. Architectures dans l’architecture, fuites vers une multitude de vues.

Ainsi, Keita Mori propose ici une expérience semblable à une parcours à travers un espace labyrinthique, construit et déconstruit, quasi mouvant. Son œuvre fait perdre nos repères spatiaux pour nous emmener vers une sorte de ville en mouvement, où tout s’imbrique.

Une exposition à voir absolument jusqu'au 23 décembre à la galerie Catherine Putman

crédit photo : Rebecca Fanuele

crédit photo : Rebecca Fanuele

crédit photo : Rebecca Fanuele

crédit photo : Rebecca Fanuele

crédit photo : Rebecca Fanuele

crédit photo : Rebecca Fanuele

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