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Publié par Pauline Lisowski

A la galerie Maubert, l'exposition "Le carré dans le carré" attire déjà par son titre évocateur. Elle prend pour point de départ les jeux de la forme dans la forme, du contenant et du contenu. Les artistes réunis ici cherchent à retrouver dans leur oeuvre, d autres formes...

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Nathalie Elemento développe une recherche sur le mobilier intérieur. Elle s'intéresse à nos manières d'habiter, à nous situer et à nous positionner dans l'espace. Aux murs, ses oeuvres, dessins et volumes présentent à la fois pli et repli. Elles renvoient au processus de construction et au vocabulaire de l'architecture. La forme suggère un déploiement dans l'espace.

Au rez-de-chaussée de la galerie, les photographies de Joël Denot présentent des jeux de superpositions de carrés colorés. Ces formes semblent comme en mouvement dans l'espace. Ce jeu d'apparitions, de révélations et de compositions se retrouve dans Les Schwartz-Aquarelle de Joachim Bandau. Couches par couches de gris, la forme se révèle. Au fur et à mesure que celle-ci apparaît, les précédentes disparaissent. Au sol, sa sculpture Bunkers composée de deux modules convie le spectateur à s'interroger sur ce que peut contenir sa pièce ou sur ses possibilités de déplacement.

Jérémie Paul développe un travail autour du carré de soi coloré. Accrochés comme à des branches, ces carrés fleuris convoquent l'imaginaire d'un ailleurs exotique.

Sara Favriau propose de nouvelles pièces autour de la déclinaison du carré. Une série d'oeuvres se fond presque dans les murs de la galerie. Certaines sur des étagères, fabriquées par l'artiste , évoquent comme des sculptures trouvées, qui acquièrent ici une nouvelle histoire. D'autres volumes en bois, comme posés en équilibre, suggèrent un possible mouvement, un état de construction, possibles éléments d'architecture ou sculptures.

Comme une conclusion au propos de l'exposition, une oeuvre de Sara Favriau et de Jérémie Paul, s'apparente à un socle où émerge une sculpture. Les deux artistes ont successivement travaillé, de la sculpture à la peinture. Par ce processus, ils ont procédé à un jeu de transformation,  cherchant l'un après l'autre à trouver la bonne forme.

Cette exposition met ainsi en avant un processus créatif, trouver dans la forme, de nouveaux possibles...

Une exposition à découvrir jusqu'au 28 janvier

 

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