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Publié par Pauline Lisowski

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Entrez en matières, la 24e exposition proposée à l'espace TEM de Goviller (Lorraine) a pour fil conducteur la matière sous toutes ses formes, usages et sens. Comme à l'habitude du lieu, l'exposition fait se côtoyer divers médiums ainsi que des œuvres in situ. Chaque proposition artistique s'inscrit subtilement dans les espaces de l'ancienne grange restaurée par sa propriétaire, Alyne Rosenkrantz. Les univers artistiques se rencontrent, se confrontent et des liens naissent entre des œuvres, au fur et à mesure de la visite. L'installation Du cou de Florence Grivot, en suspension, suggère à la fois des formes arrêtées et en mouvement. L'arbre sculpté de Francis Cuny attire la curiosité du spectateur. Le thème de la nature se retrouve également dans les sculptures de Marie-Claude Meuley. Cette artiste céramiste fait se dialoguer une installation composée d'une multitude de petites porcelaines, qui suggère une pluie de petits pétales et une sculpture en grès noir émaillé. Ces deux œuvres contrastées évoquent la fragilité du vivant.

Dans le jardin, l'installation de la plasticienne Brigitte Bourdon s'offre comme une promenade labyrinthique. Composée de sacs en toile, celle-ci peut raviver des récits personnels et collectifs. À l'étage, Isabelle Pierron s'est servi d'un espace légèrement surélevé pour composer une installation de dessins 7 vues du mont d'Anon. Les arbres en papiers de journaux de Claudine Divry composent un paysage à l'intérieur de la grange. En utilisant ces matériaux de rebut, cette artiste crée une œuvre qui appelle au rêve, où s'est inscrit le temps, celui du passé du déchet, de sa collecte puis de sa transformation. Plus loin, les poules en papier d’Élisabeth Herquel ont trouvé une place de choix.

La matière comme sujet est aussi présente dans la série de photographies de Jean-Marie Parisi. Celles-ci montrent des paysages, des sortes de cavités où la lumière révèle la beauté de surfaces naturelles. Un subtil lien autour de la lumière et des formes s'établit avec les peintures de Louis de Grandmaison.

La sculpture de Dominique Grentzinger, un personnage recroquevillé, pensif rentre en écho avec les œuvres d'Isabelle Cridlig. Des dessins constitués de lignes font apparaitre un mouvement, un rapport à la mécanique. Végétalité, un dessin qui se déploie du haut en bas dévoile la structure interne d'un arbre. L’œuvre incite aussi bien le visiteur à prendre du recul pour contempler l'ensemble du végétal et à se rapprocher pour voir les effets de matières produits par la multiplicité des traits.

Ainsi, cette exposition offre l'occasion de découvrir une diversité de démarches artistiques. La matière sert ici de prétexte pour faire se rencontrer des artistes habitués et d'autres, sélectionnés avec soin, qui se sont emparés de ce lieu si particulier pour créer in situ. Au fond, les œuvres se relient autour des thèmes du paysage, de l'élément naturel, du corps et du vivant.

L'exposition est encore en accès libre ce dimanche 2 octobre et sur rendez-vous cette semaine.

oeuvre de Florence Grivot, copyright : Olivia Rosenkrantz

oeuvre de Florence Grivot, copyright : Olivia Rosenkrantz

installation de Brigitte Bourdon, copyright : Olivia Rosenkrantz

installation de Brigitte Bourdon, copyright : Olivia Rosenkrantz

Vue de l'exposition, Isabelle Pierron, Claudine Divry, Vito Cecere, Benoît Trimborn, Brigitte Bourdon,  copyright : Olivia Rosenkrantz

Vue de l'exposition, Isabelle Pierron, Claudine Divry, Vito Cecere, Benoît Trimborn, Brigitte Bourdon, copyright : Olivia Rosenkrantz

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