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Publié par Pauline Lisowski

Otobong Nkanga développe une pratique artistique fondée sur l'observation et la collecte de traces dans le paysage. Dans ses travaux plastiques et dans ses performances, elle cherche à révéler les ressources du territoire et à faire prendre conscience de ce qui relie les gens entre eux et avec le monde.

À la galerie In situ Fabienne Leclerc, l'exposition "Cracks Around The Corner" réunit la diversité de ses pratiques artistiques. Des dessins et pièces textiles montrent des gestes. Le corps et les éléments, fragments d'un paysage sont raccordés comme pour évoquer l'emprise de l'individu sur le monde. Au sol, l'installation sonore I Dey O, composée de boules de béton reliées entre elles par des cordes intrigue le visiteur. Cette œuvre constitue une métaphore d'une société basée sur de telles connections qu'il est difficile de pouvoir réaliser des changements. Son positionnement dans l'espace et son poids suggèrent aussi la force d'un système d'échange.

D'autres œuvres semblent relever plus du documentaire et de l'analyse d'un territoire. Une série de photographies Emptied remains (Color of nature is definitly green), réalisée entre 2004-2005, restitue les changements qu'a subi un paysage, au Nigeria.

Pour cette exposition, Otobong Nkanga a aussi réalisé une œuvre in situ. Des scènes, sur fond bleu, présentent des personnages et des éléments naturels, d'étranges associations. Des lignes traversent les murs et relient ces tableaux entre eux dans cette même surface bleue. Ce qui crée un paysage, une sorte de cartographie. Le spectateur est incité à parcourir cette peinture du regard et à imaginer les histoires qui naissent de ses relations.

Les œuvres d'Otobong Nkanga convient à s'interroger sur les traces que l'homme laisse dans le paysage. Même si elles nécessitent un certain temps d'analyse, elles invitent au dialogue et au partage.

Une exposition à découvrir jusqu'au 30 juin.

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