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Publié par Pauline Lisowski

Les peintures noir et blanc de Guillaume Durrieu présentent comme des séquences rythmiques. On peut y voir la traduction de variations d'intensité musicale. L'artiste travaille par série pour interroger l'acte de peindre et la relation de la peinture à l'espace.

Invité à concevoir les décors de la comédie musicale Passion de Stephen Sondheim, actuellement au théâtre du Châtelet, il a conçu son projet comme un travail de peintre. Le choix du noir et blanc et de l'abstraction permet de plonger l'histoire dans un espace-temps indéfini et de créer des atmosphères intenses, voire oniriques. Chaque tableau fonctionne comme un écran qui crée des espaces intimes où les personnages sont comme pris, emprisonnés dans leurs situations dramatiques. Ce recadrage renforce l'intensité des scènes.

En parallèle, il expose à la galerie Galerie Rabouan Moussion. Des peintures issues du décor de Passion y sont présentées. Dans des séries d’œuvres, Guillaume Durrieu met en tension le cadrage et le décadrage. Il utilise la grille, une structure qui lui permet de multiples variations. Il poursuit sa recherche sur la peinture et sa mise en situation à la galerie. Il la fait sortir de son cadre pour composer un espace, où est posée au sol une toile. Ce travail de peintre peut se rapprocher de l'installation. Ainsi, l'artiste explore les questions d'échelle et de perception de la peinture.

Si la comédie musicale Passion est encore à découvrir ce jeudi 24 mars, l'exposition de Guillaume Durrieu est visible jusqu'au 9 avril. Celle-ci offre aux visiteurs d'autres expériences contemplatives de la peinture.

Copyright : Théâtre du Châtelet
Copyright : Théâtre du Châtelet
Copyright : Théâtre du Châtelet

Copyright : Théâtre du Châtelet

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