Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Pages

Publié par Pauline Lisowski

Motoko Dobashi développe un travail in situ : l'espace et ses caractéristiques lui servent de support pour la construction d'un nouveau monde dans lequel le spectateur peut se promener et laisser divaguer son imagination. Sa démarche artistique oscille entre un travail traditionnel du dessin sur des éléments d'architecture, un écho à sa culture et des représentation d'un monde mystérieux. Le recourt à la fiction lui permet de montrer la réalité de notre monde et de notre humanité, en proie à la force du développement de l'architecture.

Suspendues, et légèrement au dessus du sol, deux petites tentes, en forme de coque, sur lesquelles sont dessinées des motifs de coquillages, occupent l'espace de la galerie laurent mueller. Elles invitent le spectateur à effectuer une promenade. Ces petites architectures évoquent des habitats à la fois précaires et d'une certaine étrangeté qui fait rêver. Les motifs et le volume se répondent et font référence à une forme naturelle. Si ces structures légères révèlent une certaine fragilité du monde, presque en envol, elles font naitre une forme d'espoir.

Dans ses dessins, Motoko Dobashi utilise la fleur comme un élément architectural. Ses compositions entre le végétal et le bâti révèle à la fois une certaine puissance et une fragilité. L'artiste témoigne également d'une possible civilisation. À travers sa série d'aquarelles Leaves, elle met en scène un étrange paysage, qui peut rappeler des constructions anciennes, ancrées dans les mœurs et mythiques, tels que Stonehenge ou l'Ile de Pâques. Telles des pages d'un carnet de voyage, on peut y voir des rites et des coutumes autour de la figure de l'arbre. Ainsi, la nature semble reprendre sa force face à la faiblesse de notre humanité.

Si les dessins, aquarelles et acryliques invitent le spectateur à se plonger dans un univers étrange, dans une utopie marquée par le végétal, la force de son exposition réside surtout dans l'installation de ses petites tentes. Celles-ci, en reconfigurant l'espace, créent un paysage. L'artiste nous invite alors à un voyage dans un espace-temps suspendu.

Exposition S.U.D. de Motoko Dobashi, à la galerie laurent mueller, à découvrir jusqu'au 28 février

Crédit photos : William Gaye
Crédit photos : William Gaye
Crédit photos : William Gaye
Crédit photos : William Gaye
Crédit photos : William Gaye

Crédit photos : William Gaye

Commenter cet article

SYLVIE DE BIASI 12/02/2015 15:53

SUPERBE !