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Publié par Pauline Lisowski

Cette année encore, la Biennale de Belleville explore la thématique de la promenade. Avec des expositions, une programmation d'événements, des parcours et un colloque, cette édition offre un large panel d'expérimentations de la marche comme pratique artistique et mode d'analyse et de perception plus sensible et accrue d'un territoire.

Clara Guislain a invité à cette occasion, à la galerie Exo, le projet de Wolf Cuyvers : un arpentage urbain relié à un répertoire de mots. Son titre "CHATEAU D'EAU / FEMME QUI PLEURE / ALLEES VENUES / BOULEVARDS VIDES" indique déjà le rapport au langage et à la fixation de la parole. Dans la galerie, le spectateur doit faire le lien entre un plan cadastral, marqué de repères, un assemblage de textes dessinés in situ, sur le mur et des séries de phrases et de mots saisis sur papier. Wolf Cuyvers choisit de faire de la marche à travers la ville, le point de départ d'un relevé de mots, de phrases et d'actes de langage. Le plan devient trace d'un parcours et les mots, dont la disposition complexe, spatialisée dans une série de feuillés crée un récit fictif, que chacun s'invente au grès de sa lecture. Ainsi, s'opère une tension entre l'apparition d'un constat sociologique et la dimension poétique du langage à voix multiples.

Au travers de ce protocole artistique, on trouve la figure du promeneur, qui aiguise son regard. Le flâneur saisit l'imperceptible dans la ville. Wolf Cuyvers occupe également le rôle d'arpenteur et de sociologue du quartier Belleville.

Une exposition à découvrir jusqu'au 26 octobre, à la galerie Exo, dans le cadre de la Biennale de Belleville.

Quand l'écriture expérimentale se mêle à l'arpentage d'un territoire, une proposition de Wolf Cuyvers, dans le cadre de la Biennale de Belleville (Paris)

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