Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Pauline Lisowski

Jacques Perconte investit une alcôve de l'ancienne sacristie du Collège des Bernardins avec une projection vidéo monumentale. L'artiste cherche à donner à la technique numérique une dimension picturale. Il avoue : "Je développe un cinéma simple et merveilleux. je repeins le monde en bricolant avec la technologie. Je fais de la peinture en mouvement." Son film Mistral dévoile les paysages du Gard. Les images défilent progressivement, cachant et dévoilant la pierre et la terre. Installée dans un coin, l'œuvre prend tout l'espace. Elle s'appuie autant sur l'architecture qu'elle la redessine. Jacques Perconte fait ainsi entrer la nature à l'intérieur et la bande son qui l'accompagne crée un paysage sonore ; et, là, relève sa puissance.

Au fur et à mesure, les images captées se dilatent pour laisser place à des sortes de peintures en mouvement. Rythmes visuel et sonores se rejoignent. Ce qui fait naître un espace-temps qui permet l'isolement. L’œuvre invite le spectateur à contempler des images en mouvement très lent. Elle fait également écho à un vitrail qui s'animerait sous nos yeux. Le défilement des images de couleurs vives implique une expérience temporelle.

Ce projet est en relation avec l'exposition Mistrau e aigo douço, La Puissance du vent et des eaux en Gard rhodanien, un projet initié par la Communauté d'agglomération éponyme et présenté au Prieuré Saint-Pierre de Pont-Saint-Esprit jusqu'au 10 octobre 2014.

Mistral, Carte blanche à Jacques Perconte, à découvrir jusqu'au 12 octobre

Mistral de Jacques Perconte : un film comme une peinture en mouvement, au Collège des Bernardins, Pais

Commenter cet article

SYLVIE DE BIASI 27/09/2014 12:10

Cela fait penser au film SHIRLEY..On entre dans la peinture d'Edward Hopper, la peinture en mouvement.. Là, c'est abstrait. Cela doit être surprenant !